mardi 23 octobre 2007

Les musées du Vatican



Après des années à repousser l'échéance, j'ai finalement combattu ma profonde aversion pour les musées pour pouvoir admirer la chapelle Sixtine et autres trésors abrités par le Vatican. L'énormité de ce complexe ne permet pas de faire une visite extensive... Il faudrait des jours entiers pour faire le tour de toutes les collections. Des choix s'imposent. Quelques suggestions :
L'architecture de la galerie des cartes m'a impressionée :





Les oeuvres de Raphaël et la gallerie des tapisseries valent le détour... sans oublier la collection de sculpture d'époque romaine, extrêmement riche :







Le "must" du musée, c'est à dire la chapelle sixtine, m'a par contre déçu. La luminosité y est extrêmement faible ce qui rend la contemplation des peintures extrêmement pénible. Nous avons achevé notre après-midi au Vatican par la nième visite de la basilique St Pierre :






Toujours aussi impressionant. Après quelques heures d'écoute attentive de ma guide, mon attention s'émousse et une irrésistible envie de rejoindre le monde laïque nous pousse vers la sortie de la place St Pierre :



lundi 15 octobre 2007

Tous les chemins mènent à Rome...



Mais le premier "chemin" carrossable fut la voie appienne... C’est ma suggestion pour qui suffoque à l’idée de rester trop longtemps dans une métropole, par endroit chaotique et polluée, comme peut l'être Rome... Facilement accessible depuis le centre ville, la voie appienne (via appia antica) est la première route à avoir été pavée par décision du censeur Appius Claudius Caecus en 312 av. J.-C. Il donna ainsi son nom à cette mythique voie romaine, modestie oblige. Elle constitue de nos jours une agréable ballade champêtre que l’on peut parcourir à pieds mais également en vélo (facilement louable) ou sur le dos d’un placide équidée.




Le premier tronçon partant des murailles de Rome est carrossable donc ce n’est pas la partie la plus intéressante à parcourir à pieds mais elle est riche en catacombes. La voie devient piétonne au niveau des catacombes de Saint Sebastien (San Sebastiano).
Nous avions décidé de parcourir l’intégralité de la voie décrite par un dépliant touristique… Je vous le déconseille car la voie se détériore après une dizaine de kilomètres et évoque davantage une décharge que Quo Vadis. Notre persévérance nous a fait atterrir après 3 heures de marche à... Ciampino, aéroport secondaire de Rome pour Low cost.


vendredi 14 septembre 2007

Photo du ghetto juif

Un artiste ambulant exposant ses oeuvres devant une église
Bye Bye Ghetto!

lundi 3 septembre 2007

L'Italie et le Vatican




Vaste sujet... Commençons par leur parc immobilier. 90 000 édifices appartiennent au Vatican. La valeur totale de ces biens immobiliers se monterait à plusieurs dizaines de milliards d’euro... soit le cinquième de la valeur du parc immobilier italien. Ca m’étonne un peu mais bon... De toute façon ca reste énorme.


Outre la valeur intrinsèque de ce patrimoine, le Saint Siège en tire des ressources grâces aux loyers ou autres activités lucratives (cliniques, maison de repos, écoles, bed & breakfast et j'en passe).


Ce qui agasse une partie des italiens n’est pas tant la richesse du Vatican (évidente à tout le monde) mais les exonérations fiscales que leur garantit l’état italien... tout en leur garantissant les mêmes services publiques qu’au citoyen lambda, cela va sans dire.


Ce manque à gagner pour l’état italien représenterait une somme colossale s’approchant de la moitié du budget annuel de l’état italien... On peut relativiser en notant que la présence du Vatican assure à l'Italie une entrée de devise non négligeable.

La photo du jour : un poster de Berlu


Une caricature de Berlu en supplément avec 'Il giornale'
(au main du frère de Silvio Berlusconi)...
Il ne manque pas d'ironie et de finesse dans la famille!
Mammamia!

mardi 21 août 2007

La « dolce vita » de félin(i)


C’est bien connu, les français adorent les chiens. Cet amour est tellement fort qu’il pousse souvent leur propriétaire à vouloir partager avec le piéton lambda l’expérience fusionnelle « podo scatologique » d’un piétinement de merde authentiquement tricolore. Le touriste un peu trop flâneur, faisant l’impardonnable erreur de ne pas regarder ses pieds à chaque instant à la place des monuments (quel nigaud), pourra en faire les frais à plusieurs reprises. Il pourra ainsi rapporter un peu de notre amour des bêtes dans les interstices de ses semelles sans craindre aucun contrôle de sécurité ou limitation douanière…

Une visite à Rome vous surprendra de ce point de vue là… Les gens ont des chiens (beaucoup moins certes) mais personne ou presque ne s’aventurerait à sortir leur chien sans le petit sac plastique ad hoc… Les espaces verts étant légions (Rome est probablement la capitale la plus verte d’Europe), les espaces les plus propices ne sont pas les trottoirs comme à Paris… et ces derniers ont donc moins tendance à se couvrir de matière fécale après le coucher du soleil, discrétion oblige…

Le cliché du rital négligeant et indiscipliné en prend donc un sacré coup dans ce répertoire. Ce n’est pas le seul d’ailleurs. Ironie et digression à part, le vrai amour des romains envers les animaux domestiques s’adresse davantage à nos amis félins… Au Moyen-âge, les félins romains auraient participé activement à protéger Rome de la peste en dératisant la ville. Un sanctuaire leur est dédié en plein centre ville au milieu des ruines de Largo Argentina (photo - lieu où aurait été assassiné Jules). 250 d’entre eux y paressent sur les colonnes millénaires chauffées par le soleil et se donnent en spectacle au badaud… et continuent à participer à la dératisation de la ville. Ils sont cependant nourris par un refuge d'où une certaine tendance à la somnolence. La fameuse Dolce Vita félin(ienn)e.
Ci-joint le lien des photos accessibles sur le web -> photos

jeudi 9 août 2007

Photo du jour : Trastevere

Tag sur un mur du quartier Trastevere
(Rue des cochonnailles)



mardi 7 août 2007

La photo du jour : Ghetto juif


Une chaise "pré-occupée" devant une galerie d'art

lundi 6 août 2007

L'arroseur arrosé


Les normands furent décidemment très protagonistes des jeux de pouvoir durant le Moyen-Âge italien... Ils fondèrent un royaume autour de l’an mille dans le midi de l’Italie mais ils ne se limitèrent pas à cela… Sur demande du Pape Grégoire III, ils forcèrent les défenses du mur d’Aurélien le 21 mai 1084 et saccagèrent de façon frénétique Rome, et en particulier le quartier jouxtant le Colisée, le Latran. La plus ancienne église de Rome, Saint clément, en fût également la cible… Drôle de manière d’obéir au Pape.


Quelques photos de cette église que je conseille de visiter :


Plaque sur l'enceinte de l'église




L'intérieur


Fontaine dans la cour intérieure

Les habitants se réfugièrent dans d’autres quartiers de Rome et chassèrent le Pape qui mourut à Salerno prisonnier de Robert le Guiscard (Roberto il Guiscardo)… celui même qui lui avait obéit en saccageant à outrances Rome… Le déplacement de la population sur l'autre rive du Tibre décida de l'emplacement de la papauté, le Vatican...

Si cet évènement n'avait pas eu lieu, le siège de la papauté se serait peut-être appelé Latran à la place de l'actuel Vatican! Les romains n’ayant pas la mémoire courte et n’étant apparemment pas rancunier, ils dédièrent un nom de rue en mémoire de ce saccage.

« Sarkozy, la leçon française »…

Ainsi s’intitule un livre parlant du phénomène Sarkozy. Notre nouveau président semble fasciner les italiens et les commentaires le concernant sont quasi systématiquement élogieux. Marina Valensise a surfé sur cet engouement en sortant un bouquin parlant de l’homme et de son parcours politique jusqu’à sa victoire aux élections présidentielles…

Cette journaliste, apparemment très marquée à Droite (il foglio, panorama), y étale une admiration embarrassante… On a l'impression de lire un dépliant électoral ou une déclaration d'amour... de quelques centaines de pages. Cette lecture est tellement embarrassante que j’ai respectueusement posé le bouquin dans un coin pour en commencer un autre.