vendredi 14 septembre 2007

Photo du ghetto juif

Un artiste ambulant exposant ses oeuvres devant une église
Bye Bye Ghetto!

lundi 3 septembre 2007

L'Italie et le Vatican




Vaste sujet... Commençons par leur parc immobilier. 90 000 édifices appartiennent au Vatican. La valeur totale de ces biens immobiliers se monterait à plusieurs dizaines de milliards d’euro... soit le cinquième de la valeur du parc immobilier italien. Ca m’étonne un peu mais bon... De toute façon ca reste énorme.


Outre la valeur intrinsèque de ce patrimoine, le Saint Siège en tire des ressources grâces aux loyers ou autres activités lucratives (cliniques, maison de repos, écoles, bed & breakfast et j'en passe).


Ce qui agasse une partie des italiens n’est pas tant la richesse du Vatican (évidente à tout le monde) mais les exonérations fiscales que leur garantit l’état italien... tout en leur garantissant les mêmes services publiques qu’au citoyen lambda, cela va sans dire.


Ce manque à gagner pour l’état italien représenterait une somme colossale s’approchant de la moitié du budget annuel de l’état italien... On peut relativiser en notant que la présence du Vatican assure à l'Italie une entrée de devise non négligeable.

La photo du jour : un poster de Berlu


Une caricature de Berlu en supplément avec 'Il giornale'
(au main du frère de Silvio Berlusconi)...
Il ne manque pas d'ironie et de finesse dans la famille!
Mammamia!

mardi 21 août 2007

La « dolce vita » de félin(i)


C’est bien connu, les français adorent les chiens. Cet amour est tellement fort qu’il pousse souvent leur propriétaire à vouloir partager avec le piéton lambda l’expérience fusionnelle « podo scatologique » d’un piétinement de merde authentiquement tricolore. Le touriste un peu trop flâneur, faisant l’impardonnable erreur de ne pas regarder ses pieds à chaque instant à la place des monuments (quel nigaud), pourra en faire les frais à plusieurs reprises. Il pourra ainsi rapporter un peu de notre amour des bêtes dans les interstices de ses semelles sans craindre aucun contrôle de sécurité ou limitation douanière…

Une visite à Rome vous surprendra de ce point de vue là… Les gens ont des chiens (beaucoup moins certes) mais personne ou presque ne s’aventurerait à sortir leur chien sans le petit sac plastique ad hoc… Les espaces verts étant légions (Rome est probablement la capitale la plus verte d’Europe), les espaces les plus propices ne sont pas les trottoirs comme à Paris… et ces derniers ont donc moins tendance à se couvrir de matière fécale après le coucher du soleil, discrétion oblige…

Le cliché du rital négligeant et indiscipliné en prend donc un sacré coup dans ce répertoire. Ce n’est pas le seul d’ailleurs. Ironie et digression à part, le vrai amour des romains envers les animaux domestiques s’adresse davantage à nos amis félins… Au Moyen-âge, les félins romains auraient participé activement à protéger Rome de la peste en dératisant la ville. Un sanctuaire leur est dédié en plein centre ville au milieu des ruines de Largo Argentina (photo - lieu où aurait été assassiné Jules). 250 d’entre eux y paressent sur les colonnes millénaires chauffées par le soleil et se donnent en spectacle au badaud… et continuent à participer à la dératisation de la ville. Ils sont cependant nourris par un refuge d'où une certaine tendance à la somnolence. La fameuse Dolce Vita félin(ienn)e.
Ci-joint le lien des photos accessibles sur le web -> photos

jeudi 9 août 2007

Photo du jour : Trastevere

Tag sur un mur du quartier Trastevere
(Rue des cochonnailles)



mardi 7 août 2007

La photo du jour : Ghetto juif


Une chaise "pré-occupée" devant une galerie d'art

lundi 6 août 2007

L'arroseur arrosé


Les normands furent décidemment très protagonistes des jeux de pouvoir durant le Moyen-Âge italien... Ils fondèrent un royaume autour de l’an mille dans le midi de l’Italie mais ils ne se limitèrent pas à cela… Sur demande du Pape Grégoire III, ils forcèrent les défenses du mur d’Aurélien le 21 mai 1084 et saccagèrent de façon frénétique Rome, et en particulier le quartier jouxtant le Colisée, le Latran. La plus ancienne église de Rome, Saint clément, en fût également la cible… Drôle de manière d’obéir au Pape.


Quelques photos de cette église que je conseille de visiter :


Plaque sur l'enceinte de l'église




L'intérieur


Fontaine dans la cour intérieure

Les habitants se réfugièrent dans d’autres quartiers de Rome et chassèrent le Pape qui mourut à Salerno prisonnier de Robert le Guiscard (Roberto il Guiscardo)… celui même qui lui avait obéit en saccageant à outrances Rome… Le déplacement de la population sur l'autre rive du Tibre décida de l'emplacement de la papauté, le Vatican...

Si cet évènement n'avait pas eu lieu, le siège de la papauté se serait peut-être appelé Latran à la place de l'actuel Vatican! Les romains n’ayant pas la mémoire courte et n’étant apparemment pas rancunier, ils dédièrent un nom de rue en mémoire de ce saccage.

« Sarkozy, la leçon française »…

Ainsi s’intitule un livre parlant du phénomène Sarkozy. Notre nouveau président semble fasciner les italiens et les commentaires le concernant sont quasi systématiquement élogieux. Marina Valensise a surfé sur cet engouement en sortant un bouquin parlant de l’homme et de son parcours politique jusqu’à sa victoire aux élections présidentielles…

Cette journaliste, apparemment très marquée à Droite (il foglio, panorama), y étale une admiration embarrassante… On a l'impression de lire un dépliant électoral ou une déclaration d'amour... de quelques centaines de pages. Cette lecture est tellement embarrassante que j’ai respectueusement posé le bouquin dans un coin pour en commencer un autre.

samedi 4 août 2007

Les photos du week-end


Une typique fontaine romaine S.P.Q.R




Une allée de palmiers du parc Celio Montana



Des souvenirs kitsh de la ville éternelle


jeudi 5 juillet 2007

La réalité mafieuse

Le crime organisé est un fléau mondial. Il est cependant particulièrement ancré dans certaines régions du Sud d'où ces organisations rayonnent de leurs tentacules jusqu'au parlement italien et outres les frontières italiennes et européennes...

Le napolitain Roberto Saviano a écrit un livre à ce sujet parlant spécifiquement de la Camorra (mafia napolitaine). Le livre s'intitule Gomorra, référence biblique à "Sodoma e Gomorra". Il y décortique le fonctionnement de cette énorme "internationale du crime", fort de son vécu dans la cité parthénopéenne. Il parle de tout et en particulier du prix humain payé par les populations locales et par l'environnement. Les chiffres donnent le tournis.

Les différentes Faïda (guerres de clan) ont provoqué plus de mort ces 30 dernières années que le cumul des victimes de l'E.T.A et I.R.A pour la même période... 3600 morts… Son chiffre d'affaire estimé n'arrête pas d'augmenter se diversifiant dans les secteurs les plus improbables rendant cette organisation la première entreprise du pays selon ses estimations. Un des nerfs de la guerre serait le port de Naples, plaque tournante de tous les trafics, qui se déversent ensuite sur le vieux continent.

La Camorra gèrerait également une grosse partie du stockage des déchets toxiques... Elle écrase la concurrence légale en les enterrant de façon totalement abusive là où il y a de la place, à l'étranger ou même en Italie... en rase campagne ou dans les terrains vagues. Les déchets échappant aux procédures légales, selon des organismes de contrôle, pourraient constituer une montagne artificielle dépassant la plus haute des montagnes de la croûte terrestre... plus de 14 km d'altitude pour une base de 100 ha (de mémoire).

L'activité mafieuse inclut bien évidemment la drogue, le bâtiment et tant d'autres secteurs comme... la haute couture, la spéculation immobilière et financière... Impossible de résumer toutes les sources de revenue.

C'est d'ailleurs cette obsession du détail qui rend la lecture du livre légèrement fastidieuse par moment. Il m'est arrivé de zapper des lignes entières ne contenant que des noms de mafieux, leurs sobriquets, adresses...etc.

A part cela, le "j'accuse" de ce Monsieur est impressionnant de courage. Tellement courageux qu'il est d'ailleurs sous escorte permanente suite à des menaces... Après avoir lu le livre, j'ai compris pourquoi. Il n’y va pas avec le dos de la cuillère et tout le monde en prend pour son grade, politiciens locaux inclus.

Ce livre ne peut être résumé à un pamphlet contre la Camorra car il en analyse les causes et, dans une certaine mesure, la raison sociale. L’indigence totale de certains quartiers pousse une partie de leurs habitants à cohabiter, voire collaborer… L’absence d’autres perspectives est due à un état incapable de combattre le chômage endémique, les salaires extrêmement bas et la corruption des politiciens détournant les aides. Collusion à tous les étages.

Un succès de librairie mérité même si son ouvrage est peu flatteur pour sa ville d'origine car systématiquement négatif. On a vraiment l'impression que la ville est en perpétuelle guerre civile ce qui me semble largement exagérée. J'ai eu l'occasion de visiter cette ville et sa région et je dois avouer que j'aurais hésité à m'y rendre après une telle lecture... même si ça reste une destination un peu Rock'n Roll.

C'eût été dommages car la baie de Naples est une merveille.